Shutdown : Service minimum sur la météorologie aux États-Unis

Le site de la NOAA annonce sa fermeture en raison du shutdown du gouvernement.

Le site de la NOAA annonce sa fermeture en raison du shutdown du gouvernement.

Hier, mardi 1er octobre, le gouvernement des États-Unis a fermé ses portes, faute de budget. L’information a fait le tour du monde et le fait encore, puisqu’ aucun accord sur les finances de l’État fédéral pour l’année à venir n’a été trouvé. L’impact est immense et dépasse largement les frontières du pays, en particulier dans le milieu scientifique ; d’autant plus que les États-Unis gardent une place importante dans la communauté internationale. Et la météorologie n’est pas épargnée.

La NOAA – National Oceanic and Atmospheric Administration – est l’organisme phare pour l’étude de l’atmosphère et de l’océan aux États-Unis, et assure les services météorologiques du pays par un de ses principaux groupes, le National Weather Service (NWS). Le « shutdown » du gouvernement a renvoyé ce mardi près de la moitié de ses employés chez eux ; 5400 employés maintiennent un service minimum au sein de la NOAA qui en comptait 12000 jusqu’à lundi dernier.

Évidemment – et fort heureusement – tous les services permettant de protéger les personnes et les biens restent maintenus. Le NWS, comptant alors 3935 employés, continuera donc à établir ses prévisions météorologiques pour l’ensemble des États-Unis et assurera le suivi des cyclones tropicaux. Toutefois, si les prévisions sont bien assurées, leur communication sera surement réduite : de nombreux sites connexes de la NOAA sont fermés, et leurs comptes twitter sont devenus silencieux.

Si la veille météorologique internationale n’est pas fortement altérée, la situation est plus préoccupante pour d’autres activités. La majorité des programmes de recherche en météorologie sont suspendus, mettant parfois en péril la validité et l’utilité de données récoltées depuis plusieurs années. En particulier, la recherche pour développer le système de modélisation météorologique américain GFS – Global Forecasting System – est totalement suspendue, un modèle de référence dans le monde entier pour la prévision du temps. L’exploitation des satellites américains pose aussi soucis, leurs données étant précieuses pour plusieurs recherches scientifiques internationales.

Tout comme la NOAA, la NASA a aussi fermé bon nombre de ses sites internet. Conséquence notable, l’Amérique qui avait pour habitude d’inonder la planète de belles images, devient soudainement « muette ». Si les produits de base, les données, sont pour la plupart maintenus, les stratégies de communication intensives caractéristiques des États-Unis sont très sévèrement impactées. Les organismes équivalents en Europe (comme l’Agence Spatiale Européenne, Eumetsat ou le CNES), menant une politique de diffusion des données beaucoup plus restreinte, ont peut-être ici une occasion à saisir pour rayonner davantage.

Sources : Nature | Washington Post | NOAA

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